A quelques pas de chez vous… La maison de Vincent van Gogh à Cuesmes.

Van Gogh, qui ne connaît pas ? Il est sans doute le peintre le plus célèbre, le plus populaire au monde, tant il fut copié !

Son passage en Belgique et plus précisément dans le Borinage, de décembre 1878 à octobre 1880, est un épisode plus méconnu.

Il est né le 30 mars 1853, à Groot-Zundert, fils aîné du pasteur Théodorus van Gogh et d’Anna Cornélia van Gogh-Carbentus.  Il sera suivi par 5 frères et sœurs.

Dans cette famille protestante, on est pasteur de père en fils et c’est Vincent qui, après quelques essais d’autres études, voudra reprendre le flambeau.

Sa maman dessine très bien mais pour aider son mari et élever correctement ses six enfants, elle ne fera jamais état de son talent et de sa créativité. Mais à 8 ans déjà, Vincent dessine avec elle et l’étonne avec un dessin représentant un chat grimpant dans un pommier dépouillé de son feuillage, dans le cadre d’un jardin hivernal. Il dessine aussi, très réalistement, un pont, ce sujet auquel il s’intéressera toute sa vie!

Vincent et son frère Théo, de quatre ans son cadet, seront très liés dans la vie comme dans la mort puisque Théo le suit dans la tombe à six mois d’intervalle en 1890.

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A 16 ans, Vincent parle correctement le français, l’anglais et un peu d’allemand, en plus du néerlandais bien sûr. Grâce à sa connaissance des langues, son parrain l’emploie dans une galerie d’art (Goupil & Cie) à La Haye. Ensuite, il sera muté aux succursales de Paris et de Londres.

A Londres, il tombe éperdument amoureux de Ursule, la fille de sa logeuse, mais celle-ci ne partage pas ses sentiments. Éconduit, il fera une grave dépression (la première d’une longue série).

Rentré dans sa famille aux Pays-Bas, il envisage une autre orientation et va étudier la théologie à Amsterdam. Il ne réussit pas très bien ses examens et sa famille ne peut plus lui payer l’université. Mais son papa trouve une autre solution pour qu’il puisse satisfaire son désir de «rencontrer la population» et «lui porter le message de l’évangile protestant», il fera une période d’essai de trois mois pour une formation d’évangéliste prédicateur dans une école à Laeken.

L’admission définitive lui étant refusée, en 1879, il se rend dans Le Borinage, là où il y a déjà des petites communautés de protestants, très pauvres voire dans une grande misère.

cbgntrsCe sont principalement des mineurs, femmes et jeunes enfants à qui Vincent vient apporter du réconfort; il va donc frapper à leur porte. A cette époque, il se présente comme un beau jeune-homme roux, bien habillé, en col et cravate ! Ces ouailles n’ouvrent pas leur porte, ils pensent voir un huissier qui vient réclamer les loyers impayés.

Il décide alors, pour mieux les comprendre, de vivre comme eux, de travailler comme eux. Il va descendre dans la mine et abandonne tout superflu. Mais avec beaucoup de zèle, il va prêcher, par exemple, « que ces graves gens iront en enfer si… ». En conséquence, il fait tellement peur ou il est considéré comme «l’ sot du bos», qu’il échoue une fois encore dans sa mission.

C’est dans «La Maison du Marais» qui se situait à côté du Temple, 3 rue du Pavillon à Cuesmes, dans la famille Dubruck (également pasteur) que Vincent, vivant sans revenu ou presque, va passer les quatre derniers mois de son séjour au Borinage.

 

Lorsqu’il réalise qu’une fois de plus il est en échec, il envisage un autre avenir et se met à dessiner des paysages, des mineurs, des ouvriers, au crayon, au fusain mais aussi une aquarelle récemment authentifiée (il est généralement admis qu’il a très peu travaillé cette technique).

 

Il commence dès lors à envoyer ses dessins à son frère Théo,  directeur de la succursale parisienne de Goupil & Cie. Théo l’invitera à suivre des cours pour se perfectionner puisqu’il décide de devenir «artiste». Il va alors s’exercer sans relâche pour acquérir les compétences de base de ce métier. Il copie des prédécesseurs (c’est ainsi qu’on apprenait à l’époque) comme « Les Bêcheurs » d’après Millet et, plus tard à Saint-Rémy, il reprit le même sujet, à l’huile cette fois.

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Dans notre pays, c’est dans cette modeste demeure que Vincent fait ses premiers pas sur la voie artistique. Les thèmes qu’il aborde alors, deviendront des sujets récurrents tout au long de sa carrière.

Vincent van Gogh ira donc à l’académie des Beaux-Arts de Bruxelles, et c’est une autre histoire qui se poursuit ailleurs, bien plus loin.

Cependant, Vincent van Gogh n’oubliera jamais son séjour au Borinage qui fut une période déterminante pour sa vie et son œuvre.

Anna Boch, artiste elle même,  lui achètera la seule toile vendue de son vivant,  La Vigne rouge,

Depuis Arles, il écrira à Eugène Boch à La Louvière : « J’aime tellement ce triste pays du Borinage, que toujours il me sera inoubliable ».

Rue du Pavillon,3,
7033 Mons

Belgique

Horaires:

Du mardi au dimanche de 10h00 à 16h00

Tarifs:

4€/3€

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