Les fêtes patronales

 

 

Les jours filent, jeunes ou vieux vous le diront, le temps va trop vite!

Les rituels et les fêtes rythment l’année symbolisant à la fois le passage et le renouvellement continu des « choses de la vie ».

Plus particulièrement entre la mi-novembre et la mi-décembre, les fêtes patronales mettent à l’honneur bien des métiers.

Sainte-Cécile. Sainte-Cécile

Cécile vécut au 2ème siècle. Jeune fille riche, pleine de grâce, cultivée et intéressée par de nombreuses disciplines, la musique était pourtant son art de prédilection. Ses chants et plus particulièrement ses louanges à Dieu émerveillaient  son entourage.

Chrétienne dans l’âme, elle voua sa vie à Dieu et bien que mariée de force par son père, elle respecta son vœu de virginité.

Son frère Tiburce et son mari Valérien, convertis au Christianisme, furent condamnés à mort pour avoir enterré des chrétiens. Pour n’avoir pas choisi de vénérer des dieux païens, elle fut, à son tour, condamnée à mort. Les trois coups assénés par le préposé à sa mise à mort ne furent pas suffisants à la tuer et un quatrième coup n’étant pas autorisé, elle mourut trois jours plus tard dans d’atroces souffrances le 22 novembre 230.

Sainte-Cécile est la patronne des  musiciens, compositeurs, luthiers, chanteurs, poètes et brodeuses. Elle est fêtée le 22 novembre.

Sainte Catherine.

sainte10.2 Sainte Catherine née Catherine d’Alexandrie (Egypte) possédait une intelligence hors du commun qui lui  permit d’assimiler d’importantes connaissances notamment philosophiques. Particulièrement belle, elle séduisit l’empereur d’Orient Maximilien qui organisa pour elle des jeux du cirque, jeux pendant lesquels elle réclama l’amnistie pour les chrétiens sacrifiés. Chrétienne affirmée et riche de ses acquis intellectuels, elle parvint à tenir tête à une cinquantaine de  philosophes quémandés par ce même empereur afin de la contrer sur ses croyances religieuses. Suite à ces échanges, ils se convertirent tous au christianisme et furent tués sur ordre de Maximilien.

Malgré leurs profondes divergences d’opinions, l’empereur, amoureux de la belle Catherine, lui proposa le mariage qu’elle refusa car elle se disait mariée au Christ. Fou de rage, Maximilien fit construire quatre roues dentelles destinées à déchirer les chairs et broyer les os de la jeune vierge. Lors du supplice, les roues se brisèrent  et tuèrent de nombreux païens venus assister au spectacle.  Dès lors, elle fut décapitée et de son corps jaillit, non pas du sang mais du lait!

Au VIII siècle, son corps fut retrouvé intact sous le monastère du Mont Sinaï qui porte actuellement son nom. Son culte s’est diffusé en Occident suite aux croisades. Ses représentations sont variées et peuvent se doter de nombreux attributs :

  • une couronne car elle serait « fille de roi »
  • une roue dentée figurant son supplice
  • un anneau témoignage de son mariage mystique
  • une épée évoquant sa décapitation
  • une palme signifiant son martyre
  • parfois des corps en référence aux philosophes convertis gisant à ses pieds
  • une triple auréole (verte pour la connaissance, rouge pour son martyr et blanche pour sa virginité).

sainte-catherine-alexandrie-portraitDepuis le XIIème siècle, les statues la représentant portaient une coiffe qu’il était habituel de changer tous les ans le 25 novembre, date anniversaire de son exécution. C’est ce qui a donné naissance à l’expression « coiffer Sainte Catherine ». Par sa virginité, elle est devenue de symbole de pureté (du grec « katharos » qui veut signifie « pur » et qui est également à l’origine du mot Cathare).

cc_002056Par extension, il est devenu coutumier, dès le Moyen Âge, de fêter la Sainte-Catherine pour les jeunes filles non mariées à 25 ans, donc réputées encore vierges, demoiselles qu’on appelle des Catherinettes. Le 25 novembre, ces célibataires doivent se coiffer d’un chapeau comportant du  vert et du jaune, deux couleurs qui se marient peu, symboles de la connaissance et de la foi. Cette coutume se perpétue encore actuellement principalement dans les milieux de la couture. Autrefois, c’était une catherinette qui devait arranger la coiffe d’une mariée afin d’y puiser les « fluides » qui l’aideraient à sortir de son célibat.

Sainte Catherine est, non seulement, la patronne des femmes célibataires, mais également celle des  modistes, couturières, barbiers, charrons, cordiers, drapiers, écoliers et étudiants, gardes d’enfants, fileuses de laine, meuniers, notaires, nourrices, orateurs, philosophes, plombiers, potiers, prêcheurs, rémouleurs, tailleurs, théologiens, tourneurs. Elle est fêtée le 22 novembre.

Dicton : « A la sainte Catherine, tout bois prend racine » qui signifie qu’à partir de cette date, c’est le meilleur moment pour planter, les jours où il ne gèle pas bien sûr !

Pour en savoir plus, plusieurs sites sont à consulter :

 

Saint Eloi. 

St-EloiEloi est né vers 588 à Chaptelat près de Limoges.

Son père le plaça en apprentissage chez un orfèvre réputé de la région mais Eloi préféra se rendre à Paris et fut engagé chez Bobbon. Avec son patron, il travailla à la réalisation de deux trônes commandés par le roi Clotaire II. Ayant gagné la confiance du roi, à qui il remit la culotte à l’endroit,  il devint maître des mines et des métaux, maître des monnaies, puis grand argentier du royaume avant d’être désigné trésorier de Dagobert Ier.

Devenu évêque en 641, il fondit l’église de Dunkerque et protégea la ville contre l’invasion et les pillages des Vikings. Il consacra 25 années de sa vie à essayer de convertir au christianisme les druides sévissant en Flandre et aux Pays-Bas.

Bien qu’appelé à d’autres fonctions,  il amena l’orfèvrerie à un niveau d’excellence et s’attela à la construction, outre les deux trônes,  de bas-reliefs du tombeau de l’évêque de Paris,  ainsi que de nombreuses chasses ayant recueilli des saintes reliques.

mPW8-NGFXqQabXO9anxkxxQSaint Eloi est le saint patron des ouvriers travaillant avec un marteau et donc des orfèvres, joailliers, graveurs, forgerons, mécaniciens, chaudronniers, horlogers, mineurs, taillandiers, batteurs d’or, doreurs, tisseurs d’or, monnayeurs, serruriers, cloutiers, fourbisseurs, armuriers, balanciers, épingliers, aiguilliers, tireurs de fils de fer, ferblantiers, fondeurs, lampistes, loueurs de voiture, voituriers, cochers, vétérinaires, selliers, bourreliers, maréchaux-ferrants, métallurgistes, charrons, carrossiers, charretiers, éperonniers, maquignons, fermiers, laboureurs, valets de ferme, panetiers, vanniers, bouteillers ainsi que des logisticiens de l’armée. Il est fêté le 1er décembre.

La tradition ayant tendance à se perdre, la Fédération européenne des confréries et associations de bienfaisance de Saint Eloi a été créée en 1990 en France. Elle porte le nom d’EURELOY. Elle reste active encore actuellement, notamment en Belgique, et elle a pour but d’encourager et de perpétrer l’organisation de fêtes traditionnelles en l’honneur de ce saint, jadis tant vénéré.

Quelques dictons :

  • « Si, à la Saint-Éloi, tu brûles ton bois, tu auras froid pendant trois mois »,
  • « À la Saint-Éloi, la nuit l’emporte sur le jour qui luit »
  • « À la Saint-Éloi, les jours allongent du cri d’une oie. »

 

Sainte Barbe.

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Si cette sainte patronne est une des plus connues dans nos régions, nous possédons peu de références littéraires sur la façon qu’avaient les mineurs de fêter Sainte-Barbe, mais si nous creusons bien, nous trouvons au moins 2 citations de la  Sainte-Barbe, issues de 2 auteurs hennuyers : Constant Malva et Girolamo Santocono.

Constant Malva, Ma nuit au jour le jour, éd. Labor, 2001, p.148-150.

(Alphonse Bourlard, né en 1903, publie sous le nom de Constant Mlava plusieurs œuvres nourries de son expérience de mineur. Il appartient au groupe « Rupture » avec Chavée et Dumont et au « Front littéraire de gauche » avec Plisnier et Ayguesparse. Il meurt en 1969. notice bibliographique issue de Ma nuit au jour le jour, éd. Labor, 2001 )

« 7 décembre. Les fêtes de Sainte Barbe sont passées. Mon Dieu, je n’en aurais sans doute pas parlé si quelques événements ne s’y rattachaient. Dans le passé, la semaine qui précédait la Sainte-Barbe, les ouvriers à marché travaillaient double afin de toucher un meilleur salaire et avoir ainsi le porte-monnaie bien garni pour faire la bombe. C’était à qui donnerait le plus. Non seulement pour les ouvriers pris isolément, mais pour les fosses entières. C’était comme un concours. Des semaines durant, en plus de la production journalière, mes porions stockaient du charbon dans les galeries abandonnées. Les patrons n’avaient rien à y perdre ; au contraire, ils voyaient leurs bénéfices augmenter et, naturellement, ils n’avaient cure de désavouer ces méthodes. Aujourd’hui, l’ouvrier pris isolément ne saurait donner plus un jour que l’autre parce qu’il donne le maximum tous les jours de l’année. N’empêche, la semaine de la Sainte Barbe, les patrons veulent un meilleur rendement (…). Ce soir, ils rigoleront de leurs malheurs. Ils se traiteront sur un ton presque affectueux de pourris et de poussifs (…). Puis ils s’en retourneront en disant : « En voilà encore une dans le panier ! »

Je ne pourrais vivre cette vie-là. Quand le porion fut parti, je m’adressai au surveillant qui est aussi une connaissance :

« C’est ainsi tous les jours, Adolphe ? »

« Oui ! »

« Et vous vous y complaisez ? »

« Il le faut bien »

« Vous ne pouvez aller ailleurs »

« C’est la même chose ailleurs »

« Et bien, écoutez, moi, si je me trouvais dans votre cas, même si je n’avais plus une miette de santé pour travailler, je ferais tout excepté ce que vous faites »

Pour finir, Girolamo Santocono nous raconte pourquoi il n’aimait pas la Sainte Barbe.

G. Santocono. Rue des italiens. éd. Cerisier, 1993. p. 107-110.

« Dans la panoplie de fêtes qui envahissaient l’Etoile chaque année, il y en avait une que je n’aimais pas : la Sainte Barbe, patronne des mineurs (…). La tradition voulait que, le jour de la Sainte Barbe, les femmes et les enfants aillent accueillir les hommes à la sortie du puits – je suppose que c’est toujours ainsi là où il y a encore des charbonnages. La première fois que j’y suis allé, ma mère m’a habillé comme pour la fête de Noël (…).

La cour était déjà pleine de monde quand quelqu’un a crié : « Les voilà ! Les voilà ». Du bâtiment en dessous de la tour est sortie une chiée de ridicules petits bonshommes tout noirs. Ils avaient un casque rigolo sur la tête et un foulard de cow-boy autour du cou. « Voilà papa, c’est lui … Là! » me dit ma mère (…).

Lorsque nous sommes revenus dans la cour, ma mère était occupée à papoter avec un groupe de personnes. On les a rejointes. Quelqu’un avait sorti une bouteille de liqueur et en distribuait à tout le monde. Au moment d’en servir à un mineur de notre groupe, un autre mineur a dit : « Non, pas à lui ! Il est trop jeune ». Là-dessus, mon père a répondu : « Trop jeune ? Si ton fils est assez grand pour descendre dans la mine, il doit être assez grand pour boire un coup ! Allez mon garçon, bois ! » (…) Moi, j’étais fasciné par ce personnage qui était fils et mineur en même temps. J’avais toujours cru que la mine était une affaire de pères et que le fils étaient destinés à l’école ou, à la rigueur, à la verrerie. Mais jamais à la mine ! (…)

A la maison nous attendait un repas plus copieux que d’habitude, avec de la viande panée et du vin. Après, mon père est parti vers cet endroit mystérieux, à Morlanwelz, d’où il est revenu très tard et complètement bourré. Voilà, je n’ai jamais aimé la Sainte Barbe. »

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Sainte Barbe est non seulement la Sainte Patronne des mineurs, des ingénieurs des Mines, des canonniers, des artificiers, de l’artillerie, du génie militaire, des carillonneurs, des égoutiers, des architectes, des géologues, des mathématiciens, mais aussi et c’est beaucoup moins connu, des pompiers et des corporations liées au feu comme les démineurs.

Elle est fêtée le 4 décembre.

 

Saint Nicolas. 

c538b44fQui ne connait pas ce grand Saint, grand distributeur de jouets et de bonbons, qui plait tant aux petits? Et quel est l’adulte qui, en le voyant, ne sent pas résonner en lui de précieux et tendres souvenirs?

Né au IIIème siècle dans l’actuelle Turquie, il reçut une éducation riche et variée et devint évêque de Myre aux alentours de l’an 300. Si les récits de son existence sont très controversés, sa popularité, déjà bien réelle en Orient au VIème siècle, s’affirme en Occident deux cents ans plus tard.

Ses nombreux miracles en firent à la fois un guérisseur et un saint patron. Guérisseur via la « manne » ou « myron », liquide miraculeux exsudé par ses ossements.

Saint Patron notamment des gens de la mer suite au sauvetage d’un équipage de navire, des prostituées car ils a sauvé, en les dotant, trois filles pauvres qui allaient y sombrer, des prisonniers car ils les a sortis des cachots et exemptés de la peine de mort,… Eminemment juste, il n’acceptait pas le vol et n’avait cesse d’arrêter les voleurs et de rendre leur butin à leurs propriétaires. Suite à cela, il devint le Saint Patron des commerçants et des financiers.

Il est également le Saint Patron des écoliers, des étudiants, des enfants de chœur, des avocats, des ergothérapeutes, des kinésithérapeutes, des célibataires masculins (tandis que les jeunes filles célibataires fêtent la Ste Catherine)

San-nicolas-de-bariComment est-il devenu le Saint patron des enfants? Il s’agirait d’une mauvaise interprétation d’un miracle. Le bac symboliserait le bateau, le sel rappellerait la mer et  les enfants, les marins sauvés.  D’ailleurs, des églises et des chapelles qui lui sont dédiées sont souvent élevées le long des voies navigables.

Tant est-il que la légende des trois enfants au saloir a inspiré plusieurs chansons qui sont encore actuellement serinées par nos petites têtes blondes.

Ainsi que d’autres d’ailleurs, tout aussi connues. Si les paroles vous échappent, cliquez sur ce lien et chantez à tue-tête, peut être vous entendra-t-il et viendra-t-il garnir vos petits souliers la nuit du 5 décembre!

Il est fêté le 6 décembre, jour anniversaire de son décès.

baby-3583707_960_720Malheureusement, les réjouissances de fêtes des diverses corporations placées sous son patronage ont tendance à disparaitre. La Saint Nicolas a pris un caractère de  rassemblement familial, auquel s’est accolée une véritable exploitation commerciale depuis la seconde moitié du XXème siècle.

Et si dans certains pays comme la France, le Grand Saint a tendance à être supplanté par le Père Noël introduit par les soldats américains lors de la deuxième guerre mondiale, il demeure chez nous le saint de référence des enfants sages et même de ceux qui le sont un peu moins !

Pour aller plus loin :

 

Hanoukka. 

Une des grandes fêtes juives, Hanoukka, est aussi célébrée en fin d’année. En 2018, elle se  déroule du 2 au 10 décembre.

menorah-157983_960_720C’est la fête des lumières, en mémoire d’une victoire militaire des Maccabées qui résistaient à l’assimilation du judaïsme par les Grecs.  Lors d’une consécration, une petite fiole d’huile a pu brûler huit jours alors que son contenu suffisait à peine pour une journée, c’était miraculeux!

Les traditions et les rituels sont très présents et respectés même chez les juifs non pratiquants comme allumer le chandelier à sept branches (tout comme pour le shabbat). Ils sont des signes qui perdurent et renforcent leur culture.

Cette fête n’est donc pas une assimilation aux traditions occidentales.  Cependant une distribution de cadeaux ou jouets pour les enfants est aussi répandue.

Sainte Lucie. 

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Lucie de Syracuse a vécu au IVème siècle en Sicile. Elle a été martyrisée car elle a refusé de perdre sa virginité et d’abjurer sa religion. Recouverte de poix et de résine, elle a résisté aux flammes. Elle périra sous la lame d’une épée.

Lucie vient du latin « lux » qui signifie Lumière et sa fête célèbre le retour de celle-ci et ce, depuis le Moyen-Age. Elle a perdu son caractère religieux au cours du temps mais elle est encore très suivie notamment dans les Pays Scandinaves où les hivers sont longs et ternes, ainsi qu’en Italie, Islande et Croatie. Des rites et des recettes sont associés à cette date, comme celle reprise ci-dessous.

La cuccia de Trapani

Le 13 décembre, à Trapani et à Palerme,  est consommée la « cuccia », un plat de blé dur bouilli. C’est aussi un jour de « jeûne ». Son origine remonterait à 1646 quand la Sicile vivait une famine et le 13 décembre, jour de Sainte Lucie, un miracle aurait eu lieu : un bateau arrive sur les côtes palermitaines et à son bord, du blé ! La population, affamée, n’attend pas d’en faire du pain et le cuit très vite. La cuccia est née ! Nous vous proposons la recette de Trapani. Evidemment vous trouverez des variantes sur le net.

cuccia

Ingrédients

  • 500 g de blé dur (en grains)
  • 2 à 3 feuilles de laurier
  • Zeste de citron
  • Châtaignes

Déroulement

  • Laver les graines de nombreuses fois
  • Mettre le blé dans l’eau froide et laisser le tremper toute la nuit
  • Le lendemain, commencer la cuisson du blé
  • Ajouter les feuilles de laurier, le zeste d’orange et des châtaignes (épluchées!)
  • Laisser cuire 4h !

Dressage

Au moment de servir, la bouillie peut être servie avec du vino cotto, ou du sucre ou même du lait ! Buon appetito !

Sainte-Lucie-ScandinavieLors des processions du 13 décembre, Lucie est représentée par une jeune fille vêtue de blanc, signe de pureté, ceinturée de rouge, couleur symbolisant sa mort par le fil de l’épée. Elle porte une couronne de bougies sur la tête. Le reste du cortège est en blanc et porte des bougies allumées. Elles sont le symbole de la lumière, mais aussi des flammes qui n’ont pas tué la Sainte sur le bucher. C’est la victoire de la lumière sur l’obscurité! 

 

Sainte Lucie est la Sainte Patronne des électriciens, des ophtalmologues et des aveugles. Elle est fêtée le 13 décembre.

Dicton : « A la Sainte Luce, les jours avancent du saut d’une puce ». Car cette fête correspond au premier jour où le soleil se couche plus tard que la veille dans l’hémisphère nord.

 

En terminant cet article, une question nous vient à l’esprit : « Et pour ceux qui utilisent l’informatique, existe-t-il un Saint Patron? ».

Quelques clics, et voici la réponse dont personne n’a réellement besoin, ce qui en fait une connaissance indispensable pour briller en société.

58Le saint patron des informaticiens est Isidore de Séville, considéré comme l’image même du savoir antique. Il est né vers 570 à Carthagène (Espagne), fit de brillantes études et devint évêque métropolitain d’Hispalis (Séville). Comme la culture classique avait tendance à se perdre, ce véritable puits de sciences répertoria des sommes importantes de connaissances dans tous les domaines et les a transcrites dans son œuvre majeure titrée « Étymologies ». Elle est constituée de vingt livres et propose une analyse étymologique des mots divisée en 448 chapitres.

L’organisation particulière de ces documents rappelle celle de certaines bases de données. Elle préfigure les inventions futures du classement alphabétique et de la notion d’index.

Cette œuvre, proche de nos classifications actuelles, lui vaudra d’être choisi officiellement par le Vatican en 2002 comme saint patron des informaticiens et par extension, des utilisateurs de l’informatique, de l’Internet et des Internautes. Il est fêté le 4 avril.