Morlanwelz : cité de l’Enseignement

Morlanwelz: « Cité de l’Enseignement » porte bien son nom, tellement y sont nombreuses les écoles, depuis les maternelles, jusqu’à l’enseignement supérieur !

Tous réseaux confondus, ces nombreux établissements scolaires œuvrent avec le souci du respect des capacités propres à chaque enfant.

Les apprentissages commencent le plus tôt possible et doivent se différencier pour correspondre aux besoins de chacun.

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Ainsi, la pédagogie de Madame Maria Montessori serait – elle revenue « à la mode »?

C’est ce qui est prévu pour la rentrée de septembre à l’école communale du WAIREAU ! C’est une petite école uniquement maternelle, des classes agréables, et une cour ombragée par trois tilleuls.

Au travers des activités d’apprentissage qui prépareront petit à petit à l’école primaire, il s’agit de défendre le droit de l’enfant à être actif, à explorer son environnement et à développer son patrimoine intérieur, à travers toutes sortes de recherches …

« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir. » Telle est la philosophie de l’éducation de Maria Montessori, première femme médecin d’Italie, dévouée à la cause des enfants. « Éduquer, ce n’est pas dresser » prône celle qui, en janvier 1907, ouvre la première Maison des enfants (Casa dei Bambini en italien).

Sa révolution ? Mettre à la disposition des écoliers un matériel adapté, mais surtout, les laisser libres de choisir eux-mêmes les activités qu’ils souhaitent faire, pendant le temps qu’ils le désirent. Elle constate alors, avec surprise, que les tout-petits (dès trois ans), sont capables de faire preuve d’une concentration et d’une autodiscipline inattendues. C’est ainsi que naît la pédagogie Montessori : dès lors que l’enfant se trouve dans un environnement propice, accompagné par un éducateur qui s’adapte à lui et le stimule, il apprend par lui-même, à son rythme.

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Les principes de la pédagogie Montessori

La liberté
C’est une notion fondamentale de la pédagogie Montessori. En classe, les enfants sont libres de choisir l’activité qu’ils souhaitent faire parmi celles qui leur sont proposées et peuvent y passer le temps qu’ils veulent. Ils ont aussi le droit de parler (à voix basse) et de se déplacer comme ils l’entendent dans la classe, tant que l’ambiance de travail est respectée.

L’autodiscipline
Elle va de pair avec la notion de liberté, l’enfant est invité à repérer lui-même ses erreurs. D’autant que, selon la méthode Montessori, il ne s’agit pas tant d’avoir «juste» ou « faux » que de s’exercer à faire mieux, de se perfectionner dans l’activité.

L’action en périphérie  (l’ambiance)
Selon Maria Montessori, il est plus profitable d’agir sur son environnement plutôt que sur l’enfant lui-même. En pratique, il s’agit par exemple de parler moins fort pour l’inciter à en faire autant, plutôt que de lui ordonner de le faire.

Le respect du rythme de chacun
Peu importe que l’enfant soit rapide ou lent, tant qu’il est concentré. Le rythme de chacun peut varier en fonction des moments de la journée, de l’activité, des différentes périodes de son développement. Ainsi, les apprentissages des enfants se font par à-coups.

L’apprentissage par l’expérience
L’abstraction ne se transmet pas. Tel est le postulat à partir duquel se base la réflexion montessorienne. Pour s’approprier les concepts, l’enfant doit manipuler, de façon tangible et concrète, avec ses cinq sens. Là encore, cela passe par l’utilisation de matériel adapté. Il s’agit par exemple, pour expérimenter l’unité, la dizaine, la centaine, etc… d’utiliser des perles. Les enfants peuvent les soupeser, les comparer et intégrer, par la vue et le toucher, leurs différences ou leurs proportionnalités.

L’activité individuelle
Si quelques activités sont présentées en petits groupes, la plupart se font plutôt en individuel.

L’éducation, une aide à la vie
Selon Maria Montessori, l’enfant est potentiellement bon, et il suffit de le respecter pour qu’il le reste. Le respecter, c’est l’inviter à respecter les autres, et donc, le préparer à une vie sociale harmonieuse.

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Le but de l’éducation montessorienne est d’aider l’enfant à acquérir une discipline intérieure.  L’école a un grand rôle à jouer dans le développement équilibré de tous les enfants.

 

Bien sûr, les parents ont une place tout aussi importante et même sans doute plus déterminante, voici donc 12 conseils précieux de Maria Montessori pour devenir un meilleur parent :

  1. Les enfants apprennent toujours de ce qui les entoure et les parents sont ainsi leur meilleur modèle.
  2. Lorsqu’un enfant reçoit des encouragements assez fréquents, il aura sans doute une grande estime de soi.
  3. Les enfants qui grandissent en se sentant sûrs d’eux, apprennent plus facilement à faire confiance aux autres.
  4. Les enfants qui sont souvent critiqués apprennent à condamner et à juger les autres.
  5. Les parents qui ridiculisent souvent leur enfant contribueront à ce qu’il devienne timide.
  6. Les enfants qui reçoivent du soutien et se sentent en sécurité seront confiants.
  7. Ne parlez pas mal de votre enfant, ni en son absence, ni en sa présence.
  8. Respectez toujours votre enfant même s’il commet des erreurs. Tout le monde en commet. Votre enfant les corrigera un jour.
  9. Si un enfant ressent souvent de la honte (surtout si cela vient de ses parents), il apprendra à toujours se sentir coupable.
  10. Écoutez toujours et attentivement votre enfant. Répondez-lui quand il vous pose une question ou quand il fait un commentaire.
  11. Si un enfant comprend que ses opinions et ses idées sont toujours (ou au moins fréquemment) acceptées, il se sentira toujours bien.
  12. Aidez toujours un enfant s’il a besoin d’aide et restez à l’écart lorsqu’il a trouvé tout ce dont il avait besoin.

 

Adoptez ces conseils très simples et n’oubliez pas que l’amour, le respect, la protection et le dialogue sont vos meilleurs alliés.

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La philosophie de Maria Montessori ne fleurit pas seulement dans les écoles. Sa méthode s’applique désormais au sein des maisons de retraite pour permettre aux personnes âgées, notamment celles souffrant de troubles cognitifs, de retrouver autonomie, utilité sociale et plaisir d’agir au quotidien.

Une pédagogie inventée pour les petits, appliquée à leurs (arrière-) grands-parents ?  N’y a-t-il pas un risque d’infantilisation ?

Je ne crois pas, tant qu’il s’agit de respect et de développer l’autonomie de tout un chacun.