» FAKE NEWS » : Comment reconnaître le vrai du faux?

 

La deuxième et dernière conférence du cycle consacré au numérique, donnée par Philippe Vanoudenhove, animateur informatique de la Province, a rassemblé de nombreuses personnes très intéressées par le sujet. Celui-ci, très actuel, reste pour ce public, encore assez mystérieux, voire même nébuleux! De quoi s’agit-il exactement?

Les « Fake News » sont en réalité de « fausses nouvelles« , des déformations de la vérité, de la manipulation d’informations.

 

À l’heure actuelle, grâce aux multiples médias dont nous disposons ( agences de presse, télévision, radio, réseaux sociaux, magazines,…), les nouvelles sont distillées à grand débit. Comme la communication est extrêmement rapide, les informations transmises sont trop souvent prises en compte sans aucune vérification et sont  répercutées en un clic via les canaux existants.

Jadis, la diffusion des nouvelles sensationnelles ou plus banales était l’apanage des journalistes. Actuellement, chacun de nous peut propager des idées, devient son propre média et les sources informatives sont ainsi démultipliées à l’infini puisqu’elles sont relayées en un temps record par les réseaux sociaux. Cependant, les nouvelles n’ont pas toutes le même potentiel de vérité, bien loin de là!

Pour le moment, 7 types de mésinformation et/ ou de désinformation sont répertoriés. Cela va de la mauvaise présentation de l’article (titre ou image sans lien avec le contenu), du faux contexte, du contenu manipulé en passant par la satyre ou la parodie. Les contenus peuvent également être trompeurs, imposteurs (imitation de journaux existants) ou fabriqués de toutes pièces, dans l’unique but de déstabiliser l’opinion publique et le citoyen qui ne sait comment distinguer le vrai du faux et accepte le plus souvent tout sur tout.

D’autre part, comme les journalistes n’ont plus le temps de vérifier leurs sources sous peine de se  » faire voler » le scoop et parce que les nouvelles rapidement lancées boostent le pic d’audience, de nombreux dérapages sont constatés dans la presse, même dans celle qualifiée jadis de très « sérieuse ».

Une étude récente révèle que 7 belges sur 10 croient facilement au Fake News, principalement dans la tranche des 20 à 30 ans, car ils lisent principalement le titre de l’article sans en déchiffrer le contenu!

Au vu de tout ce qui précède, il s’avère donc indispensable de vérifier le contenu d’une information reçue avant de la répercutersurtout lorsqu’on sait que relayer à 50 amis sur Facebook, correspond à 16 000 personnes susceptibles de lire la publication!!!

Comment procéder pour éviter de transmettre des Fake News?

 


contrôler les sources de la nouvelle, savoir qui la diffuse et connaître les enjeux (augmentation du pic d’audience, faire sensation, nuire à quelqu’un,…?).
apprendre à lire la presse c’est-à-dire prendre connaissance de l’entièreté de l’article, s’ assurer qu’il soit daté et signé . Le comparer avec une publication sur le même sujet provenant d’un autre auteur afin de valider le contenu.
se forger un esprit critique et l’aiguiser face à l’information et à son traitement.
vérifier soi-même toutes les images, les illustrations, les vidéos.
vérifier la pertinence de l’information :
– certains réseaux surveillent ce qui est édité sur leur site et lancent une alerte lorsqu’une anomalie est relevée

* le journal Le Monde a lancé il y a un an, un outil qui vise à lutter contre la diffusion de Fake News. Il s’agit du DECODEX qui permet d’évaluer la pertinence du site sur lequel les nouvelles sont hébergées avant de les repartager. Le pictogramme D de cette application change de couleur en fonction du site consulté. Lorsque le vert s’affiche, le site est fiable, le rouge indique des articles trompeurs, l’orange colore les sites imprécis. Sans oublier le bleu qui révèle les sites satiriques et le gris, les sites impossibles à vérifier. L’utilisation de cette application est gratuite.
* il existe également le  » CROSSCHECK » auquel il est possible de s’abonner et qui vérifie aussi la fiabilité des articles et ce, gratuitement.
* « MEDIAPART‘ », émanant de la presse française, travaille sur les mêmes sujets. Son utilisation est gratuite.
* « ARRÊT SUR IMAGES » offre les mêmes services mais son utilisation est payante.

Les Fake News sont nombreuses et empoisonnent la toile. Celles qui amplifient l’info sans porter préjudice restent sans suite. Par contre, certaines manipulations de la vérité peuvent avoir des conséquences désastreuses comme amener quelqu’un au suicide…
Il est donc vivement conseillé, en tant que citoyen, de refuser de rester passif devant le contenu d’une actualité et de réfléchir avant de la répercuter!

Comme nous ne pouvons vérifier tout ce qui a été édité, il faut se cloisonner à ce qui nous intéresse réellement , à le lire à fond, à l’analyser, à le valider et à prendre du recul avant d’en faire profiter les amis et connaissances. Ce n’est pas parce qu’en Belgique et en France, aucune loi n’existe actuellement pour punir ou éviter la diffusion des Fake News, qu’il faut colporter n’importe quoi !

Maintenant que nous avons pris conscience des conséquences désastreuses que peuvent amener les Fake News et que nous sommes informés des moyens mis à notre disposition pour les repérer, agissons en citoyens responsables…

Réfléchissons avant de  » cliquer » !!!  À bon entendeur, salut…

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